poèmes
 Vendredi 4 Juillet
 Événements/Histoire du 4 Juillet
    

José Maria de Heredia
sa vie, son oeuvre

Un poème au hasard


 
Le Coureur
Tel que Delphes l'a vu quand, Thymos le suivant,

Il volait par le stade aux clameurs de la foule,

Tel Ladas court encor sur le socle qu'il foule

D'un pied de bronze, svelte et plus vif que le vent.



Le bras tendu, l'œil fixe et le torse en avant,

Une sueur d'airain à son front perle et coule ;

On dirait que l'athlète a jailli hors du moule,

Tandis que le sculpteur le fondait, tout vivant.



Il palpite, il frémit d'espérance et de fièvre,

Son flanc halète, l'air qu'il fend manque à sa lèvre

Et l'effort fait saillir ses muscles de métal ;



L'irrésistible élan de la course l'entraîne

Et passant par-dessus son propre piédestal,

Vers la palme et le but il va fuir dans l'arène.



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