poèmes
 Mardi 8 Juillet
 Événements/Histoire du 8 Juillet
    

Edgar Poe
sa vie, son oeuvre

Un poème au hasard


 
A ...

Si les débuts de ma vie semblaient
(Comme il se pourrait bien) un rêve,
Pourtant je n'accorde nulle foi
Au roi Napoléon.
Je ne recherche pas, au loin,
Ma destinée dans une étoile :

En te quittant maintenant
Je n'avouerai rien de plus que ceci :
Il y a des êtres, et il y en a eu,
Que mon esprit n'aurait pas vus
Si je les avais laissé passer auprès de moi,
L'oeil plein de rêves.
Si la paix m'a fui
En une nuit ou en un jour,
En une vision ou dans aucune,
En est-elle, pour autant, moins disparue?

Je suis là, debout, dans les rugissements
D'un rivage battu par les vents,
Et dans ma main je tiens
Quelques grains de sable.
Bien peu! et comme ils glissent
A travers mes doigts vers l'abîme!
Mes espoirs juvéniles? ah, non, ils
Se sont enfuis, glorieusement,
Comme l'éclair s'enfuit du ciel
D'un coup, et je ferai de même.

Si jeune? ah! non, pas maintenant!
Tu n'as pas vu mon front,
Mais on te dit que je suis orgueilleux,
On ment, on ment très haut, 
Mon coeur bat de honte
Devant la mesquinerie de ce nom
Qu'on ose rapprocher
D'un sentiment tel que le mien.
Stoïque? Je ne le suis pas :
Dans les terreurs de ma destinée
Je ris à la pensée des fadeurs
De ce plaisir : " Endurer! "
Quoi! Ombre de Zénon! Moi!
Endurer! non, non, défier.

             
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