Dubrovnik

Dubrovnik couvre 40.000 ha, dont 4.000 dans le centre historique.

La ville est formée de deux villes : la slave Dubrava située au pied du mont Saint-Serge, premier patron de la ville, et l'île romaine Ragusa. Le canal séparant les deux villes a été comblé et forme désormais la belle rue centrale de Dubrovnik : le Stradun.
Dubrovnik est devenue une importante puissance maritime méditerranéenne à partir du XIIIe siècle.
La République de Venise a toujours été l’ennemi numéro 1, car la République de Venise s’est avancée jusqu’aux portes de Dubrovnik. Le sultan et le pape soutenaient l’indépendance de Dubrovnik, pour contrer Venise. En 1808, le général Marmont vient à Dubrovnik.
1815 : la ville est prise par les austro-hongrois.
1940 : gouvernement fasciste.
1945 : gouvernement communiste. Le catholicisme est respecté, même pendant la période communiste.
Le patron de la ville, qui trône à toutes les portes d'entrée, est Saint Blaise, ancien médecin d’Arménie. Les franciscains ont acheté des reliques à l'époque où il fallait avoir ses relqiues (époque où Venise acquiert les reliques de Saint Marc). Sa procession a lieu le 3 février.
Bien que sévèrement endommagée par un tremblement de terre en 1667, Dubrovnik a pu préserver ses beaux monuments, églises, monastères, palais et fontaines de style gothique, Renaissance et baroque. De nouveau endommagée dans les années 1990 lors du conflit armé dans la région, la ville fait l'objet d'un grand programme de restauration coordonné par l'UNESCO.

Les remparts de la cité : Construits entre le VIIIe et le XVIesiècle, les murs d'enceinte ont protégé la ville pendant des centaines d'année, même si celle-ci a toujours privilégié la solution diplomatique au conflit armé avec ses rivaux. Remparts parmi les plus aboutis en Europe, ils ceinturent la totalité de la vieille ville avec leurs 1 940 mètres de long. L'ouvrage est impressionnant : les murs, incroyablement conservés, peuvent atteindre 25 mètres de haut et jusqu'à six mètres d'épaisseur. Les murs de ta ville sont composés d'une partie intérieure et d'une partie extérieure, la partie extérieure sous la forme d'une enceinte plus petite et de dix bastions semi-circulaires construits par le célèbre architecte florentin Michelozzo Michelozzi. La partie extérieure possède cinq bastions, trois tours circulaires et douze tours carrées ou rectangulaires, ainsi qu'une énorme forteresse, le Fort Sveti Ivan (Saint-Jean) sur le port. La ville est en outre défendue par deux grandes forteresses extérieures, l'une à Revelin du côté est, l'autre à Lovrijenac du côte sud-ouest. Du haut des remparts, vous aurez une vue imprenable sur la vieille ville, ses ruelles, le Stradun, les différentes églises et monastères, le port, les petits jardins privatifs, les toits de la ville, les collines, la côte, la mer. Une balade très marquante à faire absolument. Compter entre deux et trois heures pour faire le tour complet de la cité, à votre rythme, en prenant le temps de contempler ce qui mérite de l'être. Trois accès : depuis la porte Pile à l'église du Saint Sauveur, depuis le fort Saint-Jean (Sv. Ivan) et depuis le palais du Recteur.

Forteresse Minčeta : Cette forteresse incrustée dans les remparts est située à l'extrême nord de la vieille ville. C'est de loin la tour la plus massive de Dubrovnik, d'où vous pourrez admirer l'étendue de la cité médiévale, les couleurs de la ville avec l'Adriatique en toile de fond. C'est historiquement le point central de protection de la ville entre les deux portes Pile et Ploce. Commencée en 1455 par Michelozzo Michelozzi, sa construction fut finalement achevée par l'architecte Juraj Dalmatinac en 1464.

Fort Saint-Jean (Tvrdava Sv. Ivan) : Forteresse imposante située au bout du port de la vieille ville, le long des remparts, le fort Saint-Jean marque l'extrémité sud de Dubrovnik. Destiné évidemment à protéger le port, dont on connaît l'importance stratégique dans le développement économique de la ville (le port acceuillit jusqu’à 300 bateaux), il fut construit en quatre étapes entre 1346 et 1557. Entre le fort et la digue construite au XV siècle était attachée une lourde chaîne qui fermait entièrement l'entrée du port la nuit. Aujourd'hui le fort abrite trois musées : l'aquarium, le Musée ethnographique, et le musée de la Marine, décrits dans ce guide.

Tour Bokar : A l'extrémité ouest de la ville sur les remparts, la tour Bokar protégeait surtout l'accès à la porte Pile et son pont. Surplombant la mer, cette forteresse ronde a été construite par le célèbre architecte florentin Michelozzo Michelozzi entre 1461 et 1570. Des canons d'époque y sont conservés.

Fontaine Onofrio : elle porte le nom de son architecte. L’eau est acheminée par un aqueduc de 12 km de long, datant du XVe siècle.

Le Stradun : La rue qui vous fait face est la principale artère de la vieille cité médiévale de Dubrovnik. Appelé aussi Plaça, cette rue part de la Porte Pile et aboutit à la Porte Ploce, s'étirant sur près de 300 mètres de long. Le Stradun a été construit au XIIe siècle sur le petit ruisseau et le terrain boueux qui séparaient les deux anciennes colonies, la slave Dubrava et la romaine Ragusa. La rue fut ensuite pavée en 1468, et reconstruite après le grand tremblement de terre de 1667. Vous admirerez le pavé poli par les âges et les deux rangées de maison, qui, si elles datent quasiment toutes du XVIIe siècle, respectent le plan urbain tel qu'il avait été conçu précédemment. Une grande unité se dégage de cet axe historique. Tous les magasins adoptent le style "na koljeno" : une arche surplombe la vitrine et la porte dans un même cadre.

Monastère franciscain : Située juste à côté de l'église Saint-Sauveur sur le Stradun, l'église du monastère franciscain, dans laquelle se trouve le tombeau de l'écrivain et poète du XVIIe siècle Ivan Gundulic. Le monastère fut construit à partir de 1337 dans un style très traditionnel romano-gothique. Le grand tremblement de terre de 1667 a ici aussi détruit la quasi-totalité de l'édifice initial. Ne reste de l'époque que le portail principal donnant sur le Stradun, sur le fronton duquel se trouve une Pietà. Une autre Pietà sculptée est par ailleurs située dans l'église de Mâlebrace, attenante au couvent, sculpture gothique réalisée par les frères Léonard et Petar Petrovic. L'ancienne pharmacie à l'intérieur du couvent ouvrit dès 1317. Elle est la troisième plus ancienne pharmacie d'Europe, et la seule qui fonctionne toujours aujourd'hui. De très nombreux ustensiles d'époque sont conservés au musée du monastère. La bibliothèque du monastère possède environ 30000 ouvrages et 1 500 manuscrits. Le cloître du couvent, édifié lui aussi en 1317, est à juste titre considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la ville, dans la plus ancienne partie du monastère. Ses quatre galeries à arcades romanes entourent un jardin splendide composé de nombreuses essences, notamment des palmiers. Parmi les nombreuses oeuvres d'art du monastère, citons un tableau de Rudjer Boskovic, mais aussi un tableau représentant la ville avant le tremblement de terre, rare vestige de cette période, qui permit d'ailleurs de reconstruire la cité en respectant au mieux les anciens plans.

Ruelles au Nord et Prijeko : Si vous avancez sur le Stradun en direction du port, vous découvrirez à votre gauche de nombreuses ruelles perpendiculaires au Stradun et très escarpées, qui grimpent vers les enceintes au nord de la ville. Ces ruelles constituent l'une des principales beautés de la ville. La découverte de ce quartier animé et très dense vaut sans nul doute une petite marche un peu fatigante. Les jeux de lumière vous offriront d'ailleurs l'occasion de faire d'excellentes photographies.

Ruelles au Sud et Ulica od Puza : De l'autre côte du Stradun, la configuration change énormément. Les ruelles ne sont pas vraiment plus larges, mais l'on y croise bien plus de ruelles perpendiculaires, sur un terrain plat où se côtoient de nombreuses bijouteries et des petits restaurants, dans une atmosphère plus calme. On évite ici la concurrence farouche du quartier nord. Vous arriverez alors sur la Ulica od Puza, l'artère principale de ce quartier commerçant, qui vous guidera naturellement jusqu'à la place du marché, Gunduliceva poijana, au milieu de laquelle se dresse avec majesté la statue du poète Ivan Gundulic, qui date de 1893. C'est sur cette place que vous trouverez, dès la levée du jour, des fruits, des légumes et des poissons frais, vendus essentiellement par des femmes dont un grand nombre porte encore la tenue traditionnelle. Entre la Ulica od Puza et le Stradun, vous pourrez visiter le musée des Icônes, Ikonski muzej, qui expose des icônes datant des différentes périodes de cet art ; ainsi observerez-vous notamment les différences entre l'école byzantine et l'école vénitienne.

Porte Ploce : A l'extrémité nord-est de la cité se trouve la deuxième véritable entrée. Cette porte, construite en 1628, par Miho Hranjac est surplombée par la tour Assimov et est, elle aussi, protégée par une statue de saint Biaise, omniprésent dans la ville. Les ponts, en bois ou en pierre, datent du XV° siècle et sont similaires à eaux de la porte Pile. Une 3è porte, la porte Buza, a été ouverte au XIXe siècle, sur le flanc Nord.

Palais Sponza (Palaca Sponza) : Situé sur la place Luza, place centrale de la cité au bout du Stradun, le palais Sponza a été construit entre 1516 et 1522. Originellement dessiné par l'architecte Paskoje Milicevic, il fut en fait réalisé par Petrovic, Radivojevié, et les frères Andrijicl. Son premier rôle historique fut d'être le siège des douanes de Dubrovnik. Mais son usage a varié au fil des siècles, le palais devenant rapidement un gigantesque entrepôt, ou abritant aussi l'hôtel des monnaies. Le palais n'a plus d'utilité commerciale ou administrative depuis la fin du XIXè siècle, et est aujourd'hui le siège d'un musée des bateaux mais surtout la scène de nombreux concerts et le théâtre du célèbre festival Libertas de Dubrovnik. Sur le plan architectural, le palais est typique de l'époque gothique Renaissance, style visible non seulement dans les arcades, mais aussi dans les fenêtres. Il présente un vaste atrium, comparable à deux cloîtres superposés encerclés de leurs deux étages d'arcades. C'est au palais Sponza que l'on trouve non seulement le mécanisme originel de la tour de l'horloge, mais aussi les statues de bronze de celle-ci, les statues qui ornent la tour n'étant que des copies.

Tour de l'horloge
Jouxtant le palais Sponza et marquant l'arrivée du Stradun comme l'Arc de Triomphe marque l'arrivée des Champs-Elysées, la tour de l'horloge est l'un des principaux symboles de la vieille ville de Dubrovnik. Haute de 35 mètres, la tour fut érigée en 1444. Si elle a globalement résisté aux différents séismes que connut la ville, elle penchait énormément et (ut finalement détruite au début du siècle pour des raisons de sécurité. La tour que nous voyons a donc été reconstruite en 1928 en reprenant parfaitement les plans de la version originale. Les heures sont indiquées par deux soldats de bronze, Maro et Baro, appelés familièrement les Zelenci (les verts), en raison de leur couleur vert-de-gris due à l'oxydation. Si les statues et les mécanismes originaux se trouvent au palais Sponza, en revanche l'énorme cloche de deux tonnes date de 1506 et fut construite par Ivan Krstitelj Rabijanin. La tour servait aussi autrefois à rassembler les conseillers de l'assemblée de Dubrovnik. Colonne de Roland.
Au milieu de la même place Luza, entre le palais Sponza et l'église Saint-Biaise, se trouve cette étonnante colonne au sommet de laquelle trône un chevalier armé, le paladin Roland. Cette sculpture, réalisée en 1418 par Antun Dubrovêanin, est le symbole de liberté de la République de Dubrovnik. Par ailleurs, l'avant-bras de la statue de Roland était l'unité de mesure utilisée par les commerçants de la ville, unité reproduite en contrebas sur le socle.

Église Saint-Blaise (Sv. Vlaho) Cette belle église baroque du XVII" siècle fut construite par l'architecte vénitien Gropeli. L'Intérieur de l'église prend d'ailleurs modèle sur l'église San Maurizio à Venise : édifice rectangulaire avec un dôme central. L'un des véritables trésors de Dubrovnik y est renfermé : sur l'autel se dresse ta statue d'argent recouverte d'or de saint Biaise. Le saint patron de la ville tient dans sa main une maquette de la ville avant le grand tremblement de terre de 1667, témoignage majeur d'une époque dont il ne reste que peu de vestiges.

Palais du Grand Conseil et l'arsenal : La Petite Fontaine d'0nofrio a été construite en 1441 par le Milanais Pietro di Martina, contemporain d'Onofrio. De forme octogonale, elle présente sur chaque face un panneau sculpté, et est ornée d'une colonne de style baroque. C'est derrière le palais du Grand Conseil que se trouvait autrefois l'arsenal de la ville, dans lequel étaient entreposés les grands vaisseaux de la flotte de Dubrovnik pour leur entretien. Presque totalement détruit en 1863 pour permettre la construction d'un grand théâtre, il n'en reste aujourd'hui qu'une terrasse et des arcades orientées vers le vieux port : le café Gradska Kavana (café de la ville). Ce café chic et renommé, où la bourgeoisie de la ville conversait à loisir des affaires des uns et des autres, offre d'ailleurs l'une des vues les plus appréciables sur la vieille cité.

Palais du Recteur (Knezev dvor) : A côté du café Gradska Kavana sur la Perd dvorom, ancienne résidence du recteur de la République de Dubrovnik, l'un des plus beaux monuments de la ville. Le pouvoir était aux mains du Sénat. Le Recteur était nommé pour 1 an, par les nobles de plus de 18 ans réunis en grand conseil. Les deux premières versions du palace ayant été détruites en 1435 puis 1463 par différentes explosions, le palais actuel est l'œuvre d'Onofrio di Giordana délia Cava, mais aussi de Micnelozzo Michelozzi et Juraj Dalmatinac, les principaux bâtisseurs de Dubrovnik, ainsi que d'une demi-douzaine d'architectes locaux. On retrouve au final dans cet édifice, achevé en 1739, un mélange étonnant de styles gothique et Renaissance, vestiges des différentes histoires du palais et de ses différents maîtres d'ouvrage. Vous découvrirez d'abord les colonnes gothiques de la façade ouest, et les chapiteaux du XV siècle, dont deux originaux d'Onofrio encadrent l'entrée principale : l'un représente la justice et un couple de lions, l'autre le recteur faisant justice devant les citoyens de la ville. A l'intérieur, l'atrium est l'un des chefs-d'œuvre d'Onofrio. Les arcades Renaissance présentes sur trois des quatre côtés donnent une certaine majesté à l'endroit, tandis que sur le quatrième côté un escalier mène à une superbe balustrade baroque' Sous les arches de l'escalier se trouve une fontaine gothique. Dans ce même atrium se remarque le buste de Miho Pracat (Michaeli Prazzato) réalisé par le maître Pietro Giacometti da Recanati en 1638, en l'honneur du riche citoyen et mécène. C'est le seul monument à la gloire d'un simple citoyen qui ait jamais été toléré par la République de Dubrovnik, celui-ci ayant légué la totalité de sa fortune à la ville-Etat. Au premier étage du palais se trouvent les appartements et les bureaux du recteur. Celui-ci, qui faisait systématiquement partie d'une famille noble de la ville, était élu pour seulement un mois et restait confiné dans le palais pendant toute la durée de sa mandature, pour ne pas être distrait de sa tâche. Le musée d'Histoire de la ville, Historijski muzej, possède aujourd'hui l'essentiel de ces appartements, et présente une pinacothèque contenant des tableaux des XV et du XVIe siècles, notamment du peintre Blaz Jurjev Trogiranin, artiste éminent de Dubrovnik. Vous y trouverez aussi de nombreux costumes et meubles d'époque, ainsi qu'une importante collection de pièces de monnaie.

Cathédrale (Velika Gospa) : Au centre de la place Poijana Marina Drzica, au sud du palais du recteur, se trouve la cathédrale de l'Assomption. Comme la quasi-totalité des monuments de la ville, le bâtiment a été détruit à plusieurs reprises. A l'origine, la cathédrale fut construite dans un style roman entre les XIIe et le XIV siècles, à la suite du naufrage de Richard Cœur de Lion en 1192 sur l'île de Lokrum au sud-est de Dubrovnik, à son retour de la IIIème croisade. Reconnaissant, celui-ci finança la réalisation du premier édifice. Détruite par le séisme de 1667, la cathédrale fut reconstruite en 1671. Andrea Buffaloni a construit la maquette qui a permis aux architectes croates de construire l’édifice. Elle fut achevée achevée en 1713 sous la direction de Katicic. L'édifice actuel, baroque, est construit en forme de croix, et contient non seulement un trésor mais aussi de nombreuses toiles de maîtres, parmi lesquelles un superbe polyptyque de Titien représentant l'Assomption. Les autelssont de style baroque italien sauf celui du nord dédié à Saitn-Jean Népumène Népomucène, saint tchèque. Le trésor de la cathédrale, conservé dans une chapelle baroque de Gropelli, contient 138 reliquaires. Sur l'autel sont situés les trois somptueux reliquaires de saint Blaise en argent, or et émail : le crâne, un bras et une jambe du saint patron.

Église jésuite Saint-Ignace (Jezuitska Crkva Sv. Ignacija) : Au sud de la place du marché grimpe un impressionnant escalier baroque de 1738 qui mène à cette église consacrée à Saint-Ignace. Cet édifice baroque a été dessiné par l'architecte jésuite italien Andréa Pozzo en 1725, en reprenant les plans de Gesu à Rome. L'intérêt majeur de l'église est les fresques intérieures en trompe-l'œil du sicilien Gaetano Garcia, représentatives du style pictural jésuite. A côté de l'église, sur la place Poijana Bokovica, se trouve le Collegium Ragusianum, établissement prestigieux qui accueillait la jeunesse noble et bourgeoise de Dubrovnik.

Monastère dominicain (Bijeli fratri) : Originellement édifiée en 1315, de l'autre côté du port près de la porte Ploce, l'église dominicaine fut reconstruite après le tremblement de terre. Son style roman initial a été partiellement conservé, et l'on retrouve, comme dans la plupart des principaux monuments, ce mélange gothique et Renaissance caractéristique de Dubrovnik. Composée d'une nef principale et de deux chapelles sur les côtés (vestiges du premier édifice), ce sanctuaire recèle de nombreuses œuvres d'art du XVe siècle, de Paolo Veneziano et Lorenzo di Marino Dobricevic. Le magnifique cloître néo-gothique du XV siècle est largement inspiré du Maso di Bartolomeo de Florence, et agréablement orné d'orangers, arbre fétiche de la ville. La bibliothèque dominicaine, datant du XII» siècle, contient de nombreux ouvrages, notamment un tractate de saint Thomas d'Aquin, du XIVe siècle. Entre les XVe et XVIIe siècles, elle fut l'une des plus grandes bibliothèques d'Europe. Situé dans l'aile est du monastère, le musée expose essentiellement l'art des XVe et XVIe siècles : des tableaux de Bozidarevic, Hamzic et Dobricevic, des sculptures, de l'orfèvrerie ou encore de nombreux manuscrits recueillis par les dominicains à travers les siècles.

Fort de Revelin Dessiné par l'architecte Anton Ferramollino et construit au début du XVI" siècle, le fort Revelin devait protéger la cité des assaillants venus de l'est et du nord, notamment les Turcs. A l'instar du fort Minceta, cette tour possède une très grande terrasse, souvent utilisée lors des manifestations estivales. Lazareti. Au-delà de la porte Ploôe, sur la mer, se remarque l'hospice de la ville, destiné à protéger Dubrovnik des épidémies drainées par les populations immigrantes qui arrivaient par caravanes dans le quartier de Ploôe. La mise en quarantaine était obligatoire, notamment pendant les grandes périodes pestilentielles, d'autant que la forte activité commerciale de la cité augmentait fortement les risques de propagation. Aujourd'hui, le Lazareti est l'un des endroits les plus courus par la jeunesse de Dubrovnik. En effet, l'association Art radionica Lazareti, qui possède aussi le club Otok, y organise de nombreuses manifestations artistiques, et le Lazareti est rapidement devenu le théâtre des plus grandes free parties de la ville, notamment pour la soirée de la Saint Valentin et les grandes fêtes de l'été.

Fort Lovrijenac : Juché à 36 mètres de haut sur son piton rocheux à l'ouest de la ville, près de la porte Pile, le fort Lovrijenac surveillait la mer mais aussi la route de l'ouest, bouclant la ceinture de protection de la cité fortifiée. Construit en quelques mois, la forteresse possède surtout aujourd'hui une scène réputée, régulièrement utilisée pour des représentations du Hamiet de Shakespeare.

Musée maritime : Situé aux premier et second étages du fort Saint-Jean (Sv. Ivan), le Musée maritime présente les reliquats de la forte activité maritime de Dubrovnik, durant l'antiquité et le Moyen Age, jusqu'à l'apogée de la ville au XVIe siècle.

Au large l'île de Lokrun. Elle est inhabitée. Les bénédictins y vécurent, puis on y a placé une quarantaine. Les Maximiliens d’Augsburg ont créé un jardin botanique.